POLITIQUE

  • A une époque de désintérêt croissant de la population pour la vie politique, l’éducation à la citoyenneté démocratique redevient fondamentale.  C’est un objectif prioritaire pour garantir le respect et la tolérance entre les hommes tout en favorisant l’ouverture vers l’autre.  Il inclut également la participation à la gestion démocratique.
  • Dans un état démocratique, des lois assurent l’égalité pour tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion.  Il est essentiel que la liberté d’expression soit considérée comme un des droits les plus précieux pour l’homme.  La politique doit servir à affirmer le lien social entre individus, fondement de la démocratie.
  • L’action politique a également pour objectif de permettre la reconnaissance et l’intégration des exclus de la société, quels qu’ils soient.  Plus précisément, cette action relève de la pluralité des chances à offrir à chaque citoyen.  Le développement de ce pluralisme social doit engendrer engagement citoyen et respect d’autrui.
  • Le rôle de l’éducation politique dans le développement d’une citoyenneté active est un autre axe primordial.  Il s’agit de permettre à tous les citoyens de comprendre l’importance qu’il peut y avoir à participer aux affaires qui touchent la vie quotidienne.  La démocratie n’est pas un acquis, c’est une conquête qui ne se résume certainement pas à un simple bulletin de vote.

SOCIAL

  • Chaque être humain doit pouvoir faire usage de sa liberté dans le contexte social.  Ses               choix de vie ou d’action lui appartiennent.  Chacun a des droits mais aussi des devoirs.  Chacun doit en assumer la responsabilité car l’humanisme et la solidarité nous imposent de construire tous ensemble cet accès au libre examen, à l’autonomie et à l’émancipation.
  • La citoyenneté s’entend généralement comme une participation active au monde social dans lequel chacun est intégré.  Etre citoyen libre, c’est aussi se questionner sur les mécanismes qui déterminent notre vie quotidienne.  L’implication active doit aboutir à mener des actions concrètes visant à diminuer voire abolir les injustices ou les inégalités.
  • De nos jours, une réflexion générale s’est engagée sur les rapports entre culture et société.  Dès lors, et plus concrètement, il s’agit de donner la priorité à la politique d’accueil et d’intégration des immigrés qui eux-mêmes doivent effectuer la même démarche.  Quoi qu’il en soit, il faut encourager les rapprochements entre tous les groupes socioculturels.
  • De plus en plus la vie en société intègre le concept de développement durable.  Il a le mérite de démontrer que le respect de l’environnement n’est pas un frein à l croissance économique.  La protection de notre cadre de vie recèle au contraire de nombreuses opportunités d’innovations technologiques et de créations d’emplois.

FEMMES

  • Votée le 10 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations Unies confirme enfin l’égalité des droits des hommes et des femmes et rejette toute distinction de droits ou de libertés qui pourraient être fondée sur le sexe, comme sur la race, la couleur, la langue, la religion.  Pourtant, c’est en juin 1949 que les femmes belges participent au suffrage législatif.
  • Il y a à peine un peu plus de 15 ans, la Belgique avalisait enfin le droit des femmes d’interrompre une grossesse inacceptable, dans des conditions d’encadrement psychologique et médical satisfaisantes.  La loi qui concrétise ce droit, bien plus tard que dans bon nombre de pays avoisinants est le résultat d’un long, dur et exemplaire combat.
  • En 1966, une grève importante démarre en plein mois de février dans les halls de la Fabrique nationale d’armes de guerre de Herstal.  Les 3.000 « femmes-machines », telles qu’on les a dénommées, revendiquent l’application du traité de Rome et en particulier de l’article 119 qui prévoit l’égalité de salaire pour travail égal …
  • Trop longtemps l’occasion fut seulement offerte aux garçons de suivre, après le cycle primaire, un enseignement moyen organisé par l’initiative privée ou par certains pouvoirs publics.  La première école moyenne pour filles est fondée en 1864 tandis que Léonie de Waha fonde quatre ans plus tard l’Institut supérieur de demoiselles à Liège.

SANTE

  • Chaque année des millions d’enfants meurent de maladie telles que la rougeole ou encore la pneumonie.  Pourtant il s’agit bel et bien de maladies qu’on devrait pouvoir soigner car, dans nos pays occidentaux, il existe des vaccins et des médicaments.  Malheureusement, à cause des guerres, des conflits locaux, des famines, la malnutrition demeure un drame mondial.
  • La santé c’est aussi la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.  Pour porter ses fruits ce combat doit pouvoir s’appuyer à la fois sur la responsabilisation des exclus eux-mêmes et sur le développement de nouvelles solidarités.  Par exemple, il convient d’être particulièrement attentif à toutes les nouvelles formes de précarité et d’exclusion.
  • Dans les pays riches comme dans les pays pauvres, de nombreux enfants subissent des mauvais traitements qui engendrent des répercussions importantes sur leur état de santé et donc sur leur développement.  Mais la violence existe partout, sous des formes variées, qu’il s’agisse d’enfermement, de torture ou encore de privation de nourriture et de soins.
  • La santé des populations, en particulier dans les pays dits sous-développés, dépend des conditions de travail imposées.  C’est davantage le cas encore chez les enfants alors que la convention précise qu’ils ne doivent pas être astreints à des travaux pénibles.  Pourtant, il n’est pas rare de constater que des enfants travaillent dès l’âge de cinq ans de dix à douze heures par jour !

MEMOIRE

  • Plus de soixante ans après la Libération de l’Europe, le temps fait son travail et engendre l’oubli.  Pourtant, n’oublions pas que des massacres se produisent tous les jours, que le danger des extrémismes ressurgit, que des conflits naissent toujours ici ou là.  N’oublions pas non plus qu’oublier, c’est être contraint de revivre ce que nos ancêtres ont enduré.
  • Le prix de la liberté, face à tous les dangers qui nous menacent, c’est de demeurer sans cesse en alerte, d’apprendre à connaître le passé, de s’informer avec esprit critique du présent et de lutter activement contre toutes les formes d’intolérance.  Interrogeons-nous sur ce que nous serions aujourd’hui si le trop célèbre « ordre nouveau » s’était imposé …
  • Dans un monde en effervescence, dans lequel nous vivons avec anxiété, dans un monde où on meurt de faim, on s’entre-tue, on emprisonne, on avilit, on torture, on exécute, il est plus que jamais important que la jeunesse soit informée de ce passé tragique si l’on ne veut pas que de nouvelles générations connaissent le même sort.
  • L’expérience du passé doit aider et servir les générations futures.  Face aux menaces de notre temps comme la résurgence des extrémismes, la banalisation des conflits, la démission des idéologies ou encore l’exaspération des nationalismes, il est urgent de replacer les valeurs éthiques et morales sur les voies d’un humanisme teinté de sagesse, car la vie doit rester possible et le genre humain se perpétuer.

CULTURE

  • La culture au sens large doit intégrer le concept de tolérance.  C’est une attitude qui consiste à admettre chez autrui une manière de penser ou d’agir différente de celle qu’on adopte soi-même.  C’est faire preuve de compréhension, d’indulgence et d’ouverture d’esprit.  Construire la citoyenneté par la culture, c’est rencontrer l’autre, c’est sortir du piège de l’enfermement.
  • L’activité culturelle doit permettre à tout homme d’exprimer son existence en prenant part à la vie en société.  Tout homme veut être heureux durant son existence.  La liberté de création peut participer à cette aspiration au bonheur ou à tout le moins à la bonne entente et la compréhension entre les hommes.  La culture ce n’est pas une chose ni un état, c’est un acte.
  • La convention internationale des droits de l’enfant indique aussi, comme les adultes d’ailleurs, que tout enfant a droit non seulement au repos mais surtout à s’exprimer par le biais d’activités de loisir.  Il a ainsi le droit de se livrer à des activités culturelles, récréatives, propres à son âge et de participer pleinement et librement à cette vie en communauté.
  • La diversité culturelle a une valeur fondamentale car c’est une diversité interactive, florissante, diverse et multiple, qui est la plus propice au développement humain.  De nos jours, on observe la reconstruction d’un univers qui englobe la multiplicité des milieux quels qu’ils soient ; une universalité dans laquelle la notion de culture est tellement essentielle qu’elle remplace le concept de civilisation.